Avez-vous déjà remarqué comment votre corps réagit lorsque vous vous sentez stressé·e ou dépassé·e ? Peut-être vos épaules remontent-elles vers vos oreilles, votre mâchoire se serre, ou votre ventre se noue d'une façon qui vous semble familière.
Il est facile de penser qu'il s'agit simplement de réactions au rythme de la vie actuelle. Mais bien souvent, ces schémas physiques ne sont pas nouveaux. Beaucoup d'entre eux sont des habitudes que le corps a apprises dès l'enfance, bien avant que nous ayons les mots pour décrire ce que nous ressentions.
Lorsque l'on prend du recul par rapport aux étiquettes cliniques et que l'on observe simplement notre développement, une vérité douce se dessine : le corps garde souvent en mémoire ce que l'esprit, enfant, ne savait pas encore comment traiter.
C'est ici que des approches comme le Reiki et le LaHoChi peuvent offrir quelque chose de précieux : un espace doux et non-invasif dans lequel le corps peut commencer à relâcher des tensions qui ne lui servent plus.
Comment les expériences de l'enfance peuvent devenir des tensions physiques
Enfants, notre système nerveux apprend encore à naviguer dans le monde qui l'entoure. Lorsque nous vivons une détresse émotionnelle, que ce soit le sentiment de ne pas être vu·e, une pression à performer, la colère d'un parent, ou simplement un sentiment de solitude, nous n'avons pas toujours les outils pour traiter ces émotions sur le moment.
Le corps s'adapte alors, souvent de façon inconsciente :
En retenant sa respiration, pour rester silencieux
En contractant la poitrine ou le ventre, comme forme de protection
En tendant certains muscles, comme pour se préparer à ce qui vient
Le pionnier de l'approche somatique Wilhelm Reich a décrit ce type de contraction physique chronique comme une « armure corporelle ». Ce qui commence comme un réflexe protecteur dans l'enfance peut, chez certaines personnes, devenir une habitude durable. Des années plus tard, on peut ressentir une tension persistante, de la fatigue, ou un fond d'inconfort, sans le relier à une version bien plus jeune de soi-même qui avait besoin de se contracter pour se sentir en sécurité.
Créer un espace pour que le corps puisse lâcher prise
Le Reiki et le LaHoChi ne visent pas à extraire des souvenirs ni à forcer un relâchement. Ils offrent plutôt au système nerveux une expérience de calme et de présence inconditionnelle. De nombreux clients décrivent un sentiment de sécurité pendant la séance, qui permet à quelque chose de s'adoucir dans le corps, à son propre rythme.
Voici ce qu'une séance implique souvent :
Une présence calme et ancrée
Enfants, nous dépendons des adultes autour de nous pour nous sentir apaisés, un mécanisme parfois appelé co-régulation. Lorsque cette présence stable a manqué de constance durant l'enfance, le système nerveux adulte peut garder l'impression de devoir tout gérer seul.
Pendant une séance de Reiki ou de LaHoChi, la présence calme et ancrée du praticien offre une expérience différente : celle d'un soutien silencieux, sans avoir à tout porter seul·e.
Travailler au-delà du mental
Essayer de raisonner d'anciens schémas peut parfois mener à trop analyser ou à revivre des souvenirs difficiles. Le travail énergétique invite plutôt le corps à s'installer à un niveau plus subverbal.
Pendant une séance, il est fréquent que les clients soupirent profondément, ressentent de légers tressaillements musculaires, remarquent des vagues de chaleur, ou versent quelques larmes sans qu'aucune histoire particulière n'y soit rattachée. Il ne s'agit pas de détresse. Beaucoup décrivent simplement cela comme un soulagement.
Soutenir la circulation dans le corps
Dans les traditions holistiques, une tension non résolue est parfois décrite comme une forme de stagnation, souvent ressentie au niveau de la poitrine, de la gorge ou du ventre. Le Reiki et le courant plus élevé du LaHoChi sont traditionnellement utilisés pour soutenir une circulation plus fluide et harmonieuse dans l'ensemble du corps.
Chaque séance est différente
Deux séances ne se ressemblent jamais tout à fait, car vous arrivez un peu différemment à chaque fois : votre état d'esprit, votre niveau de stress, tout ce qui s'est passé dans votre vie depuis la dernière visite. Ce que le corps est prêt à relâcher varie également. Certains schémas se dénouent rapidement ; d'autres s'adoucissent plus progressivement, au fil de plusieurs séances. Il n'existe pas de calendrier fixe pour ce type de travail.
Souvent, à mesure que les séances se poursuivent, le travail s'approfondit naturellement. Une fois que les tensions plus en surface ont pu se déposer, le corps peut se sentir suffisamment en sécurité pour lâcher ce qui se trouve plus en profondeur, couche après couche, à mesure que la confiance et la familiarité s'installent.
Le corps sait ce dont il a besoin
On arrive souvent avec une intention précise en tête : une épaule contractée, un esprit agité, une source de stress particulière. Mais l'énergie ne suit pas toujours le même agenda que le mental. Il n'est pas rare qu'une séance débutant par une simple plainte physique s'ouvre sur quelque chose de plus ancien, comme un souvenir d'enfance ou une émotion mise de côté depuis des années. Nous ne décidons pas où va une séance ; nous tenons l'espace et laissons l'énergie se diriger là où elle est nécessaire. En ce sens, nous nous voyons moins comme guidant le processus que comme un canal.
Le résultat n'est pas toujours spectaculaire non plus. Le plus souvent, il est discret : un relâchement des tensions, un système nerveux qui s'apaise plus facilement. Une partie du travail plus profond, y compris la libération douce d'un événement passé difficile, peut se faire en arrière-plan, sans que vous en ayez consciemment conscience. Couche après couche, comme on épluche un oignon, chaque séance de Reiki ou de LaHoChi tend à retirer ce qui est prêt à partir, révélant un peu plus d'espace en dessous.
De la protection à l'apaisement
La tension que vous portez n'est pas un défaut. À bien des égards, elle témoigne de l'effort que votre corps a fourni pour vous protéger lorsque vous étiez jeune. Cette armure a eu, en son temps, une raison d'être.
Mais elle n'a pas à durer toujours.
Le Reiki et le LaHoChi ne visent pas à « réparer » une part de vous qui serait brisée. Ils offrent un espace pour rappeler doucement au corps que le passé est passé, que le moment présent est sûr, et qu'il est peut-être enfin temps de se détendre.
Prêt(e) à explorer cela pour vous-même ?
Chez Centre Reiki, nous vous proposons un espace calme et dédié pour vous reconnecter à la sagesse de votre corps. Que vous souhaitiez apaiser des tensions physiques ou adoucir d'anciens schémas, nous vous invitons à découvrir la qualité réparatrice du Reiki et du LaHoChi.
Cédric Suming est Maître-Enseignant en Reiki Usui Ryōhō, formé en personne au San Francisco Reiki Center, et praticien-enseignant en LaHoChi et 13th Octave LaHoChi. Il est le fondateur de Centre Reiki, 58 rue d'Argout, Paris 2e.

