FOMO et anxiété : que dit la recherche sur le Reiki ?

La peur de manquer quelque chose — ce que l'on appelle communément le FOMO, fear of missing out — n'est plus seulement une expression populaire. Depuis plus d'une décennie, elle fait l'objet d'un champ de recherche à part entière en psychologie, souvent associé à l'anxiété sociale et à la gestion du stress au quotidien. Chez Centre Reiki, nous avons choisi de ne rien affirmer que la science ne permette pas de vérifier. Voici ce que l'on sait aujourd'hui, ce que l'on ne sait pas encore, et pourquoi nous en parlons.

Pourquoi le FOMO est si présent aujourd'hui

Notifications permanentes, réseaux sociaux, agendas sociaux qui s'enchaînent : la peur de rater quelque chose n'est pas un simple trait de caractère, c'est une réponse à un environnement conçu pour maintenir l'attention en état d'alerte constante. Comprendre ce mécanisme, avant de chercher à l'apaiser, permet d'éviter les raccourcis et les promesses faciles — une démarche qui rejoint notre approche générale du Reiki, déjà détaillée dans notre article sur les études scientifiques du Reiki.

Le FOMO, une définition plus précise qu'il n'y paraît

Le terme a été formalisé pour la première fois par Przybylski, Murayama, DeHaan et Gladwell (2013) dans une étude de référence publiée dans Computers in Human Behavior. Les auteurs y définissent le FOMO comme une appréhension diffuse à l'idée que d'autres personnes vivent des expériences gratifiantes dont on est soi-même absent.

Un résultat de cette étude mérite d'être cité précisément : les personnes qui rapportent une moindre satisfaction de trois besoins psychologiques fondamentaux — la compétence, l'autonomie et le lien aux autres — présentent également des niveaux plus élevés de FOMO (b = 0,25, p < 0,001). Autrement dit, le FOMO n'est pas simplement déclenché par l'existence d'un événement social manqué : il est statistiquement lié à un état de satisfaction personnelle plus large.

Cette nuance est importante. Elle suggère que le FOMO n'est pas tant une réaction à une occasion précise qu'un symptôme d'un besoin plus général non comblé.

Le FOMO comme forme d'anxiété : une question encore débattue

Une partie de la littérature scientifique postérieure à 2013 classe explicitement le FOMO parmi les formes d'anxiété contemporaine, aux côtés de l'anxiété sociale et de l'anxiété de performance. D'autres travaux, plus prudents, préfèrent le décrire comme une appréhension ou une inquiétude sociale, sans le faire entrer formellement dans le cadre clinique de l'anxiété tel que défini en psychiatrie.

Cette distinction a une conséquence directe sur la manière dont on peut interpréter les recherches sur les traitements — y compris celles portant sur le Reiki, que nous détaillons ci-dessous.

Ce que montrent les études sur le Reiki et l'anxiété

Plusieurs essais cliniques contrôlés ont exploré les effets du Reiki sur l'anxiété, avec des résultats globalement favorables, mais qu'il convient de présenter avec leurs nuances.

Thrane & Cohen (2014), dans une revue de littérature publiée dans Pain Management Nursing, ont calculé les tailles d'effet de plusieurs essais randomisés portant sur la douleur et l'anxiété. Ces tailles d'effet se sont révélées variables selon les études — certaines faibles, d'autres nettement plus marquées. Les auteurs concluent avec prudence que le Reiki pourrait être efficace pour réduire la douleur et l'anxiété, sans affirmer un effet uniformément démontré.

Guo, Long, Qin et Fan (2024), dans une méta-analyse publiée dans BMC Palliative Care, ont réuni les données de 824 participants issus de 13 études. Leur analyse conclut à un effet significatif du Reiki sur la réduction de l'anxiété (différence moyenne standardisée = -0,82 ; intervalle de confiance à 95% : -1,29 à -0,36 ; p = 0,001). Les auteurs précisent toutefois une limite importante : l'efficacité du Reiki s'est révélée moins constante pour l'anxiété préopératoire et pour l'anxiété liée à la peur de la mort chez les patients en cancérologie. En revanche, les interventions courtes (trois séances ou moins, ou six à huit séances) ont montré des résultats plus consistants chez les patients atteints de pathologies chroniques et dans la population adulte générale.

Il est également utile de noter que cette méta-analyse rapporte une hétérogénéité élevée entre les études incluses (I² = 88,5%), ce qui signifie que les résultats varient sensiblement d'une étude à l'autre — un facteur qui invite à la prudence dans l'interprétation d'un effet moyen global.

Ce que la recherche ne dit pas encore

Nous devons être transparents sur un point : à ce jour, aucune étude scientifique n'a testé directement l'effet du Reiki sur le FOMO. Les deux corps de littérature que nous venons de présenter — les études sur le FOMO d'un côté, les études sur le Reiki et l'anxiété de l'autre — appartiennent à des champs de recherche distincts. Le lien entre les deux repose sur une inférence logique (le FOMO étant discuté comme une forme d'anxiété, et le Reiki montrant des effets sur l'anxiété en général), pas sur un résultat de recherche direct.

Nous choisissons de le dire clairement plutôt que de laisser supposer un lien scientifiquement établi qui n'existe pas encore.

Une parenthèse pour l'esprit qui vagabonde

Sans nécessairement relever d'une même catégorie clinique, le FOMO et l'esprit qui vagabonde partagent une caractéristique commune : tous deux détournent l'attention du moment présent, vers ce qui pourrait se passer ailleurs, vers ce qu'il resterait à faire, vers ce que l'on pourrait manquer.

C'est précisément cette dispersion que nous cherchons à apaiser en séance. Nous ne prétendons pas traiter le FOMO — nous l'avons dit plus haut, aucune étude ne le permet à ce jour. Ce que nous observons, en revanche, c'est que pendant une heure, les attentes, les inquiétudes et les listes à accomplir cessent de tirer l'attention vers l'extérieur. Ce qui reste, c'est une forme de présence à soi — un sentiment de complétude, l'impression d'être pleinement là où l'on est, relié à quelque chose de plus grand que le tumulte du quotidien.

Ce que vous en retirez reste une expérience personnelle, que nous ne cherchons pas à surpromettre. Si vous souhaitez en faire l'expérience, vous pouvez réserver une séance au Centre Reiki à Paris 2ème.

Le Reiki accompagne, ne remplace pas un suivi médical.

Cédric Suming est Maître-Enseignant en Reiki Usui Ryōhō, formé en personne au San Francisco Reiki Center, et praticien-enseignant en LaHoChi et 13th Octave LaHoChi. Il est le fondateur de Centre Reiki, 58 rue d'Argout, Paris 2e.

Sources citées

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