Je pourrais vous dire que le Reiki "fonctionne" et m'arrêter là. Ce serait plus simple. Mais ce serait vous manquer de respect.
La vraie question n'est pas "est-ce que le Reiki marche ?" C'est "que sait-on précisément, et avec quel niveau de certitude ?" Ces deux questions sont très différentes. Et la réponse honnête à la seconde est : on sait des choses intéressantes, avec des limites réelles.
Voici ce que les études publiées permettent de dire, et ce qu'elles ne permettent pas de dire.
Ce que les études montrent: le Reiki en bloc opératoire
L'article de Jeanette Sawyer publié en 1988 dans l'AORN Journal documente les démarches nécessaires pour qu'un praticien Reiki soit autorisé à entrer dans un bloc opératoire, suite à la demande d'un patient subissant une laparoscopie. C'est l'un des premiers témoignages cliniques de l'intégration du Reiki dans un contexte chirurgical.
Dans le prolongement, une étude rapportée dans le Journal of Nursing Care Quality par Patricia et Kristin Aladydy a proposé à plus de 870 patients de recevoir un traitement Reiki de 15 minutes avant et après une intervention chirurgicale. Les résultats ont montré un moindre recours aux antidouleurs, une durée de séjour hospitalier réduite et une augmentation de la satisfaction des patients.
Reiki et taux d'hémoglobine
Wendy Wetzel (Journal of Holistic Nursing, 7(1), pages 47 à 54, 1989) a mesuré les taux d'hémoglobine et d'hématocrite de 48 adultes participant à un cours de Reiki Niveau I, avec un groupe témoin ne recevant pas de traitement. Les résultats ont montré une différence statistiquement significative entre les taux avant et après le cours (p < 0,01)). Dans le groupe témoin, aucun changement n'a été constaté dans le même laps de temps. La conclusion de l'auteure : le Reiki a un impact physiologique quantifiable, avec un rôle équilibrant propre à chaque individu.
Reiki et système surrénal, rate et système nerveux
Betty Hartwell et Barbara Brewitt (Alternative Therapies Magazine, 3(4), page 89, juillet 1997) ont conduit une étude sur 5 patients souffrant de pathologies chroniques graves (lupus, fibromyalgie, goitre thyroïdien, sclérose en plaques) via dépistage électrodermal. Onze traitements Reiki d'une heure ont été délivrés sur dix semaines. Les résultats ont montré des améliorations mesurables aux points d'acupuncture des cervicales et du thorax (retour à la norme depuis 25% en dessous), des surrénales (retour à la norme depuis 8,3% en dessous) et de la rate (retour à la norme en trois sessions seulement depuis 7,8% en dessous). Tous les patients ont rapporté une diminution de la douleur et une meilleure mobilité.
Douleur, anxiété et dépression
Linda J. Dressen et Sangeeta Singg (Subtle Energies and Energy Medicine Journal, 9(1), 1998) ont testé 120 patients souffrant de pathologies chroniques depuis plus d'un an (maux de tête, maladies cardiaques, cancers, arthrite, ulcères, asthme, hypertension, VIH). Quatre modalités de traitement ont été comparées : Reiki, relaxation musculaire progressive, aucun traitement, placebo Reiki. Séances de 30 minutes, deux fois par semaine sur 5 semaines. Résultats : 10 fois sur 12, le Reiki s'est avéré plus efficace que les autres modalités (p < 0,0001-0,4). À trois mois, les changements étaient toujours présents, avec une diminution significative de l'index de douleur générale (p < 0,0006), de la douleur sensorielle (p < 0,0003) et affective (p < 0,02).
Gestion de la douleur en oncologie
Une étude pilote publiée dans Cancer Prev. Control, 1(2), pages 108 à 113 (1997), menée au Cross Cancer Institute d'Edmonton, a exploré l'utilité du Reiki comme substitut aux opiacés pour gérer la douleur. 20 personnes souffrant pour diverses raisons (cancer inclus), réparties dans 55 centres différents, ont reçu des traitements Reiki d'un praticien de Niveau II. Les deux instruments de mesure utilisés (échelle visuelle analogue et échelle de Likert) ont indiqué une diminution remarquable de la douleur après les traitements Reiki (p < 0,0001).
Expérience subjective d'une session Reiki
J. Engebertson et D.W. Wardell (University of Texas Health Science Center à Houston, Alternative Therapies in Health and Medicine, 8, pages 48 à 53, 2002) ont exploré le ressenti de personnes en bonne santé n'ayant jamais reçu de Reiki. Les résultats ont montré des états de conscience particuliers pendant les traitements, avec des ressentis appartenant au domaine de l'esthétisme et du symbolique. La conclusion principale : les modèles linéaires d'investigation ne sont pas suffisamment complexes pour saisir l'ensemble du ressenti des receveurs.
Soins à distance : étude en double aveugle
Fred Sicher, Elizabeth Targ, Dan Moore II et Helen S. Smith (Western Journal of Medicine, 169, pages 356 à 363, décembre 1998) ont mené une étude en double aveugle sur l'effet des soins à distance sur 40 patients atteints du SIDA à un stade avancé, sur 6 mois. Les patients recevant des soins à distance ont effectué moins d'hospitalisations, présenté des maux moins sévères, développé moins de nouvelles pathologies et affiché un meilleur moral. Note : cette étude portait sur l'ensemble des soins énergétiques à distance (pas exclusivement le Reiki), mais ses résultats sont directement pertinents pour comprendre le cadre des soins à distance.
Sur le système nerveux autonome
Baldwin, Vitale, Brownell, Kryak et Rand (Holistic Nursing Practice, 2017) ont documenté une réduction significative de la fréquence cardiaque et de la tension artérielle pendant des séances de Reiki, ainsi qu'une augmentation de la variabilité de la fréquence cardiaque, signe d'un système nerveux autonome plus flexible et moins figé en mode stress.
Sur la douleur et l'anxiété en soins palliatifs
Thrane et Cohen (2014, Journal of Evidence-Based Complementary & Alternative Medicine) ont analysé plusieurs études portant sur le Reiki en soins palliatifs et oncologiques. Les résultats indiquent une réduction de la douleur perçue et de l'anxiété chez les patients ayant reçu des séances de Reiki.
Sur la qualité de vie en oncologie
Dyer, Baldwin et Rand (Integrative Cancer Therapies, 2019) ont suivi des patients en oncologie recevant du Reiki en complément de leurs traitements. Ils ont observé une amélioration de la qualité de vie globale, une réduction de la fatigue et une meilleure gestion de l'anxiété.
Les limites que les chercheurs eux-mêmes identifient
Il faut être honnête sur ce point. La majorité des études présentent des effectifs restreints : moins de 50 participants pour la plupart, ce qui limite la portée statistique des résultats.
Le problème du groupe contrôle est structurel dans ce type de recherche : il est difficile de reproduire les conditions d'une séance Reiki placebo convaincante. Les groupes témoins restent donc imparfaits.
Les protocoles varient d'une étude à l'autre, ce qui rend les comparaisons difficiles.
L'effet placebo reste une variable à considérer, même si les études mesurant des paramètres physiologiques objectifs (taux d'hémoglobine, résistance électrodermale, fréquence cardiaque) contournent partiellement ce biais.
Ce que cela signifie concrètement
La science ne peut pas encore expliquer comment le Reiki agit. Mais elle peut documenter ce qu'il semble produire sur plusieurs décennies et dans plusieurs contextes : une réduction de la douleur, une régulation du système nerveux, des effets mesurables sur des paramètres physiologiques, et une amélioration de la qualité de vie en contexte de pathologies sérieuses.
Ce n'est pas rien. Et ce n'est pas tout.
Ma position est celle-ci : les études disponibles sont encourageantes et cohérentes dans leur direction. Elles ne prouvent pas que le Reiki "guérit" quoi que ce soit au sens médical du terme. Elles suggèrent qu'il crée les conditions dans lesquelles le corps peut mieux se réguler.
Pourquoi je tiens à cette honnêteté
Je suis praticien. Je crois profondément en ce que je fais. Mais l'enthousiasme n'est pas un argument, et l'ancienneté d'une pratique ne suffit pas à la valider.
Si vous venez me voir, vous méritez de savoir exactement ce que la science dit, et ce qu'elle ne dit pas encore. Ce n'est pas de la modestie. C'est du respect.
L’application pratique au cabinet (Paris 2)
C'est précisément parce que les études scientifiques soulignent l'importance de la régulation du système nerveux autonome que j'ai choisi de faire évoluer ma pratique. Au lieu de me limiter au Reiki Usui traditionnel, j'ai conçu un Soin Signature (1h30) qui associe la structure rigoureuse du Reiki à la haute fréquence vibratoire du LaHoChi.
L'objectif ? Optimiser ce "reset" physiologique mesuré par les chercheurs, calmer la variabilité cardiaque et offrir une déconnexion mentale profonde à ceux qui traversent une période d'épuisement ou de stress chronique.
Faire l'expérience du reset nerveux : Notre Soin Signature (Reiki & LaHoChi) se déroule dans un cadre professionnel au cabinet de Paris 2 (Métro Sentier). Cliquez ici pour consulter les disponibilités et réserver votre séance de 1h30.
À propos de l'auteur Cédric Suming est Maître-Enseignant en Usui Reiki Ryōhō, formé en personne au San Francisco Reiki Center, et praticien de LaHoChi. Il exerce au Centre Reiki, 58 rue d'Argout, Paris 2ème.
Sources citées :
Sawyer J. (1988). "The First Reiki Practitioner in our O.R." AORN Journal.
Aladydy P. & K. "Using Reiki to Support Surgical Patients." Journal of Nursing Care Quality.
Motz J. (1998). Hands of Life. Bantam Books. [témoignage clinique, pas peer-reviewed]
Wetzel W. (1989). "Reiki Healing: A Physiologic Perspective." Journal of Holistic Nursing, 7(1), 47-54.
Hartwell B. & Brewitt B. (1997). Alternative Therapies Magazine, 3(4), p. 89.
Dressen L.J. & Singg S. (1998). Subtle Energies and Energy Medicine Journal, 9(1).
Cross Cancer Institute (1997). Cancer Prev. Control, 1(2), 108-113.
Engebertson J. & Wardell D.W. (2002). Alternative Therapies in Health and Medicine, 8, 48-53.
Sicher F., Targ E., Moore D. II, Smith H.S. (1998). Western Journal of Medicine, 169, 356-363.
Thrane S., Cohen S.M. (2014). Pain Management Nursing, 15(4), 897-908 (DOI: 10.1016/j.pmn.2013.07.008.
Baldwin A.L. et al. (2017). Holistic Nursing Practice.
Dyer N.L., Baldwin A.L., Rand W.L. (2019). Integrative Cancer Therapies.

