Quand le stress ne redescend plus
Le stress ponctuel a une fonction : il mobilise le corps face à une situation exigeante, puis il redescend une fois la situation passée. Le stress chronique, lui, ne redescend pas. Le système nerveux reste activé en continu, même en l’absence de danger immédiat, comme un moteur qui tourne au ralenti sans jamais s’arrêter.
Cette activation prolongée a un coût. Sur la durée, elle épuise les ressources que le corps réserve normalement à la récupération, à la digestion, à l’immunité. On ne parle pas ici d’un état d’esprit à corriger par la volonté, mais d’un système physiologique qui a besoin, à un moment donné, d’un signal clair pour redescendre.
Le rôle du système nerveux autonome
Le système nerveux autonome fonctionne comme une balance entre deux états. Le système sympathique prépare à l’action. Le système parasympathique accompagne le repos et la récupération. Dans le stress chronique, la balance reste penchée du côté de la vigilance.
Les chercheurs observent cet équilibre avec un indicateur : la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), c’est-à-dire la variation naturelle du temps qui sépare deux battements. Une VFC plus élevée reflète en général une plus grande souplesse du système, sa capacité à passer de la mobilisation au repos. C’est l’un des outils utilisés dans les études citées plus bas.
Ce que la recherche dit du Reiki et du stress
Le Reiki est une pratique japonaise, transmise ici dans la lignée Usui Ryōhō. Voici ce que la littérature scientifique permet d’affirmer:
Une revue systématique d’essais contrôlés contre placebo. Zadro et Stapleton (Frontiers in Psychology, 2022) ont analysé des essais randomisés comparant le Reiki à un Reiki placebo, dans lesquels une personne sans formation reproduit les gestes. Les auteurs concluent que le Reiki montre un effet supérieur au placebo sur les symptômes de santé mentale. Le niveau de preuve est qualifié d’élevé pour des niveaux de stress et de dépression cliniquement significatifs, de modéré à élevé pour l’anxiété, et de faible à modéré pour des niveaux de stress ordinaires. Les auteurs soulignent qu’il faut davantage d’essais avec contrôle du placebo.
Une étude sur le système nerveux. Díaz-Rodríguez et collaborateurs (Biological Research for Nursing, PMID 21821642) ont mené un essai randomisé, croisé, contre placebo, auprès de 21 professionnels de santé en situation d’épuisement professionnel. Après une séance de Reiki, la VFC (indicateur SDNN) et la température corporelle étaient plus élevées qu’après le placebo, et la composante basse fréquence de la VFC était plus basse. Les auteurs y voient un effet sur le système nerveux parasympathique. L’échantillon est petit : ce résultat est un signal dans la bonne direction.
Une revue plus prudente. Lee, Pittler et Ernst (International Journal of Clinical Practice, 10 avril 2008) avaient identifié neuf essais contrôlés et jugé les preuves insuffisantes, en raison de la petite taille des échantillons et de défauts de méthode. Cette revue est plus ancienne que celle de 2022, mais elle rappelle que le domaine reste jeune.
En résumé : des résultats encourageants, issus d’études souvent de petite taille, qui appellent d’autres recherches. Il faut rappeler que le Reiki accompagne, il ne remplace pas un suivi médical.
Un signal de sécurité pour le système nerveux
C’est là que peut s’inscrire un soin comme le Reiki : non comme un remède au stress chronique, mais comme un signal ponctuel de sécurité envoyé au système nerveux, un moment où celui-ci peut faire une pause. Ce signal ne suffit pas à lui seul à résoudre les causes du stress chronique (charge de travail, environnement, situation personnelle), mais il peut offrir une respiration dans un système qui n’en a plus.
Je conseille d’attendre environ 21 jours avant de prendre un nouveau rendez-vous. C’est le délai que j’observe dans ma pratique pour laisser le temps à l’effet du soin de se déployer.
Autres pratiques étudiées pour le stress chronique
Le Reiki n’est pas la seule porte d’entrée. Plusieurs pratiques ont été étudiées, et elles se combinent bien entre elles.
La respiration lente. Une méta-analyse de Laborde et collaborateurs (Neuroscience & Biobehavioral Reviews, 2022), portant sur 223 études, conclut que la respiration lente volontaire augmente les indicateurs de VFC liés au système parasympathique, pendant l’exercice, juste après une séance et après un programme de plusieurs séances. Les auteurs la décrivent comme une technique simple, peu coûteuse, avec peu d’effets indésirables attendus. La cohérence cardiaque relève de cette famille de pratiques.
La méditation de pleine conscience (MBSR). Khoury et collaborateurs (Journal of Psychosomatic Research, 2015) ont analysé les programmes MBSR chez des adultes en bonne santé : effets importants sur le stress, effets modérés sur l’anxiété, la détresse et la qualité de vie, effets faibles sur l’épuisement professionnel. Il s’agit généralement d’un programme structuré sur plusieurs semaines, pas d’un exercice isolé.
Le contact avec la nature. Hunter, Gillespie et Chen (Frontiers in Psychology, 2019) ont suivi 36 citadins pendant huit semaines. Le cortisol salivaire diminuait après un temps passé dans un lieu procurant un sentiment de contact avec la nature, avec un rendement maximal entre 20 et 30 minutes, assis ou en marchant. Le type d’activité n’influençait pas la réponse. L’échantillon est modeste, mais la dose est facile à tester.
L’activité physique. Singh et collaborateurs (British Journal of Sports Medicine, 2023) ont réalisé une revue de 97 revues systématiques, soit 1 039 essais et 128 119 participants. L’activité physique a des effets moyens sur la dépression, l’anxiété et la détresse psychologique, par rapport aux soins habituels. Les activités de plus forte intensité sont associées à de meilleurs résultats, et les programmes les plus courts à de meilleurs effets que les plus longs.
Si vous avez oublié ce qu’est un système nerveux au repos
Si vous vivez avec du stress chronique depuis longtemps, il est possible que vous ayez oublié à quoi ressemble un système nerveux réellement au repos. C’est fréquent, et ce n’est pas grave : une séance ne demande aucune expérience préalable. Vous êtes allongé, habillé, dans le calme, et le reste suit son propre rythme.
Réserver une séance : https://www.centrereiki.com/rendezvous-5
Cédric Suming, Reiki Master-Teacher (lignée Usui Ryōhō), LaHoChi et LaHoChi 13th Octave. Centre Reiki, 58 rue d’Argout, 75002 Paris.
Sources (CR-BLOG-STRESS-CHRONIQUE-002-SRC)
Zadro S., Stapleton P., Does Reiki Benefit Mental Health Symptoms Above Placebo?, Frontiers in Psychology, 2022. https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9326483/ (DOI 10.3389/fpsyg.2022.897312)
Díaz-Rodríguez L. et al., Immediate Effects of Reiki on Heart Rate Variability, Cortisol Levels, and Body Temperature in Health Care Professionals With Burnout, Biological Research for Nursing. https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21821642
Lee M.S., Pittler M.H., Ernst E., Effects of reiki in clinical practice: a systematic review of randomised clinical trials, Int J Clin Pract, 10 avril 2008. Pas de lien primaire vérifié.
Laborde S. et al., Effects of voluntary slow breathing on heart rate and heart rate variability: a systematic review and a meta-analysis, Neurosci Biobehav Rev, 2022, article 104711. https://research.leedstrinity.ac.uk/en/publications/effects-of-voluntary-slow-breathing-on-heart-rate-and-heart-rate-/
Khoury B. et al., Mindfulness-based stress reduction for healthy individuals: A meta-analysis, J Psychosom Res, 2015. DOI 10.1016/j.jpsychores.2015.03.009
Hunter M.R., Gillespie B.W., Chen S.Y.-P., Urban Nature Experiences Reduce Stress in the Context of Daily Life, Frontiers in Psychology, 2019. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2019.00722
Singh B. et al., Effectiveness of physical activity interventions for improving depression, anxiety and distress: an overview of systematic reviews, Br J Sports Med, 2023;57(18):1203. https://bjsm.bmj.com/content/57/18/1203

